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ACTION FUTURE 5

SOMMAIRE ACTION FUTURE 5

MECANISMES FINANCIERS

La liquidité d’un marché financier – Stéphane Dubreuille

Le carnet d’ordre – François Texier

QUESTION D’INVESTISSEMENT

Qu’est ce qu’une action tracante ? – Eric le Luhandre

ANALYSE TECHNIQUE

Le R% de Williams – Roger Sartet

MAITRISER LES LOGICIELS BOURSIERS

Savoir étudier la performance d’un système de trading – Pierre orphelin

OUTILS D’INVESTISSEMENT

Traitez les warrants par l’analyse technique – Bertrand richard

LES METIERS DE LA FINANCE

Le gestionnaire de patrimoine – Jean-Marc Houdart

CONNAITRE LES PRODUITS FINANCIERS

Le  marché du café – Marc Vauthier

ACHETER ACTION FUTURE 5 – Magazine numérique

Le carnet d’ordres

ACTION FUTURE 5 – Mécanismes financiers

François Texier

Le carnet d’ordres est un outil essentiel qui reflète à un instant donné le rapport de force entre acheteur et vendeur pour une valeur donnée.

En pratique, il présente les 5 meilleures offres et les 5 meilleures demandes en fournissant une information sur les quantités, les prix et le nombre d’ordres (voir ill. 1). Il offre aussi la possibilité d’intervenir de manière efficace et judicieuse à condition que l’investisseur maîtrise les différents types d’ordres qu’il a à sa disposition pour acheter ou vendre une action. Le carnet d’ordres est accessible en temps réel chez tous les courtiers en ligne, mais aussi sur des serveurs télématiques, ou sur de nombreux sites Internet. La centralisation des ordres et leur présentation sous forme de carnet sont assurés par le système informatique de cotation d’Euronext. Celui-ci offre l’avantage de préserver ainsi l’égalité des investisseurs que sont les particuliers, les institutionnels domestiques ou internationaux et il assure un accès instantané au marché et à l’information pendant toute la journée, quel que soit l’endroit d’où ils opèrent.

Description du carnet d’ordres 
Nous donnons en exemple la capture d’écran du carnet d’ordres d’Alcatel au 26 mars 2002, à 12 h 06 (ill. 1). Cette illustration nous servira à expliquer les différents éléments qui composent le carnet d’ordres pour une valeur donnée.
• Le carnet d’ordres est divisé en deux colonnes : une colonne (à droite) présentant les 5 meilleures demandes (achat) et une colonne (à gauche) récapitulant les 5 meilleures offres (ventes). La demande correspond aux achats (titres demandés), tandis que l’offre représente les ventes, c’est-à-dire les titres offerts.
Dans notre exemple, on s’aperçoit qu’il y a un ordre d’achat, de 4 699 titres Alcatel, à 16,27 €, présenté à 12 h 06. Au niveau des offres, on peut noter 3 ordres de vente représentant au total 996 titres, à 16,35 €, dont le dernier a été présenté à 12h 02.
• Chacune de ces colonnes fournit pour chaque niveau de prix les informations suivantes : le prix, la taille (Size), l’heure de l’enregistrement du dernier ordre (Time), et le nombre d’ordres proposés (No).

La première ligne des deux colonnes représente toujours la meilleure demande (à droite) et la meilleure offre (à gauche). S’agissant du titre Alcatel, pour la séance du 26 mars à 12 h 06, la fourchette était de 16,27/16,28 pour respectivement 4 699 titres à la demande et 3 373 titres à l’offre. La dernière cotation d’Alcatel étant de 16,27 €, la meilleure demande (16,27 €) ou la meilleure offre (16,28 €) ne sera servie que s’il existe une contrepartie partielle ou totale pour ces deux niveaux de prix, les plus proche du dernier cours coté. Si une contrepartie (vente) se manifeste à 16,27 € dans la limite des 4 699 titres demandés, alors la valeur cotera 16,27 €. Si une contrepartie (achat) se présente à 16,28 € dans la limite de 3 373 titres, alors le cours passera de 16,27 € à 16,28 €. Pour les valeurs très liquides, le carnet évolue en quasi-permanence. Sur certains carnets d’ordres, chaque modification est associée à un changement de couleur (en rouge dans notre illustration). Plus la valeur est liquide, plus le spread (l’écart) entre l’offre et la demande) est étroit. A l’inverse, on constate sur certaines valeurs peu liquides un nombre limité d’offre et de demande. L’écart entre la meilleure demande et la meilleure offre peut être très large. Avant de présenter, pour rappel, les différents types d’ordres qui, selon leur nature, influent diversement sur le camet d’ordres, il faut dire que l’exécution quasi immédiate et automatique des ordres se fait en appliquant deux règles de priorité ; la première est relative au prix : un ordre d’achat avec une limite supérieure est servi avant tous les ordres libellés à des prix inférieurs. Inversement, l’ordre de vente avec la limite la plus basse est exécuté avant ceux libellés à des prix plus élevés. La seconde règle concerne le temps : deux ordres de même sens et au même prix sont exécutés dans leur ordre d’arrivée.

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ACTION FUTURE 6

Savoir étudier la performance d’un système de trading

ACTION FUTURE 5 – Trading

Pierre Orphelin

Un système de trading est, ni plus ni moins, la version informatisée d’une méthode de prise de position sur les marchés financiers.

A la différence d’une méthode discrétionnaire, toujours entachée de subjectivité – ne serait-ce que parce que l’œil n’est pas un instrument parfait-tant pour lire les graphiques et autres indicateurs que pour appliquer les recettes des auteurs, le système de trading est capable de réaliser une simulation exacte sur des historiques, de toutes les opérations achat/vente/sortie de positions telles qu’elles sont programmées par le concepteur du système.

Quelques préliminaires 

En ce sens, un système de trading n’est que l’application de la méthode expérimentale au trading, laquelle méthode veut que des opérateurs différents, placés dans des conditions identiques, soient capables de reproduire des résultats en tous points équivalents à partir des mêmes conditions expérimentales. Autrement dit, si vous programmez un système de croisement de moyennes mobiles, et que vous l’appliquez informatiquement à des données de marché définies, les résultats que vous trouverez seront les mêmes, que ce soit vous ou quelqu’un d’autre qui l’utilise. Il n’en ira pas de même si vous publiez un ouvrage de 150 pages où, graphiques et exemples à l’appui, vous expliquez le bien-fondé de votre démarche. Il se trouvera toujours des opérateurs qui ne vous auront pas compris et qui feront quelque chose de différent tout en croyant suivre scrupuleusement votre méthode. Autant il est difficile d’évaluer une méthode, autant un système de trading se prête à l’exercice. Enfin, ça, c’est la théorie. Parce qu’il reste un autre point à résoudre : comment évaluer un système de trading ? On pourrait croire que, du fait de la mathématisation du système, chacun tombe d’accord sur la méthode d’évaluation. Dans la pratique, les choses ne sont pas aussi simples, et plusieurs critères sont pris en compte, de façon plus ou moins importante selon les opérateurs, les attentes… et la conscience du risque de chacun. Aussi, je ne compte pas faire l’inventaire en détail des différentes méthodes d’évaluation, mais plutôt vous en donner principalement une, celle que j’utilise depuis plus de 15 ans, et qui reprend les principales tendances de la profession, avec quelques ajouts certes personnels, mais justifiés par l’expérience.

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ACTION FUTURE 5

Le % R de Williams

ACTION FUTURE 5 – Analyse technique

Roger Sartet

Dans le contexte boursier particulièrement erratique que nous traversons actuellement, les investisseurs à long terme ne s’inquiètent pas outre mesure. Ils ont acheté des actions de qualité, les conservent et savent très bien que les accès de faiblesse des marchés sont monnaie courante; ils laissent, à terme, la place à de nouvelles embellies. Les investisseurs actifs, eux, essaient d’acheter et de vendre en choisissant le moment adéquat. Cet exercice, appelé « market timing », particulièrement périlleux dans le contexte actuel, nécessite des outils adaptés. L’un d’entre eux est le « Williams %R ».
Cet indicateur créé par Larry Williams, s’utilise pour le court terme et doit être employé en complément avec d’autres outils techniques.

Les outils graphiques sont indispensables pour pratiquer le market timing.

Les investisseurs actifs le savent bien: il est très important de choisir les outils en fonction de la situation du marché. L’indicateur dénommé « %R de Williams » fait partie des outils qui donnent de nombreux signaux à la capacité prédictive relativement courte. Il fournit donc à l’investisseur des signaux exploitables uniquement à court et à très court termes. Larry Williams, son inventeur, a cherché à mesurer la relation entre les cours de clôture et la fourchette de fluctuation des cours pendant une période déterminée. La période appropriée conseillée par L. Williams est de 14 jours, tout comme pour le RSI (Relative strenght Index), un indicateur encore plus populaire, que nous utilisons régulièrement et dont la lecture est en réalité fort similaire à celle du %R de Williams. La formule mathématique de ce dernier indicateur est la suivante:
%R = -100 x ((Hn-C)/(Hn-Bn)), avec C qui est le cours de clôture, Hn le plus haut de la période considérée et Bn le plus bas de la période considérée.
Inutile de préciser que le calcul de l’indicateur et son tracé sur le graphe cartésien (le temps en abscisse, comme toujours) sont des opérations très fastidieuses à réaliser manuellement. Ces opérations nécessitent donc un logiciel informatique spécialisé.

Comme le RSI… 

Il n’est pas nécessaire de comprendre la formule mathématique pour pouvoir lire et interpréter correctement la représentation graphique du %R de Williams. Celui-ci se présente sous la forme d’une courbe qui évolue dans 3 zones (comme c’est le cas pour le célèbre RSI): surachat (valeur de l’indicateur comprise entre 0 et -20), neutre (entre -20 et -80) et survente (entre -80 et -100).

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ACTION FUTURE 5

Le marché du café

ACTION FUTURE  5 – Matières Premiéres

Avec des prix au plus bas depuis 30 ans sur le robusta et depuis 15 ans sur l’arabica, le marché du café est dans l’attente d’une reprise des cours. La crise de ce secteur touche durement producteurs et négociants. Nous vous proposons dans cet article une présentation du marché du café en abordant l’organisation et la structure du marché, les facteurs de fluctuation des prix (qui dépendent de l’offre et de la demande puisque le café est une matière première), ainsi que les principaux produits financiers qui permettent de traiter sur ce marché.

Structure et organisation du marché du café

Le marché du café se divise entre l’arabica pour les 2/3 de la production mondiale et le robusta pour 1/3. L’arabica se présente sous deux formes, selon le traitement, l’arabica nature (séchage et usinage) et l’arabica lavé (lavage, fermentation, séchage et usinage). La plupart des pays qui produisent cette matière première agricole (encore appelée commodity sur les marchés financiers) ne cultivent qu’un de ces produits; quelques-uns seulement produisent ces 2 types de café, comme le Brésil, l’Inde et quelques pays africains. Pour bien comprendre le marché, il faut savoir que les pays producteurs consomment sur leur marché intérieur seulement environ 20 % de la production mondiale, alors que les principaux consommateurs ne sont pas producteurs. Le café est une matière première agricole dépendant comme toute autre matière première de l’offre et de la demande. Les bas prix actuels du café proviennent d’une crise de surproduction depuis plusieurs années, correspondant à 115 millions de sacs annuels alors que la consommation mondiale est stable depuis de nombreuses années avec environ 105 millions de sacs annuels. La production de café dans le monde est essentiellement assurée par de nombreux petits producteurs et parfois
par des coopératives. Il existe quelques grosses exploitations, principalement en Amérique de Sud (Brésil). Ces exploitations se sont souvent, depuis des années, diversifiées sur d’autres matières premières agricoles. Les gros producteurs représentent à ce jour 20% du marché. La répartition de la production mondiale de café par zone géographique et par pays a très fortement évolué ces dix dernières années avec la montée en puissance du Vietnam, au 2e rang mondial derrière le Brésil. Le Vietnam, peu présent sur ce marché il y a 10 ans, a accru ses surfaces de production de 2 millions de sacs en 1990/91 à 15 millions de sacs en 2000/2001 – devenant ainsi un acteur essentiel du marché. Le Brésil a toujours été un acteur important du marché; il produit de plus en plus depuis ces 10 dernières années.

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ACTION FUTURE 5

La liquidité d’un marché financier

ACTION FUTURE 5 – Mécanismes financiers

Stéphane Dubreuille 

La liquidité est un concept essentiel de la vie des marchés financiers à travers le monde.

Pour la clientèle finale, elle constitue le critère ultime d’intervention sur les marchés. Un investisseur hésitera longuement à prendre position sur un marché dont il craint de ne pouvoir sortir sans payer le prix prohibitif de l’illiquidité de celui-ci.Toutes les places financières sont pleinement conscientes de l’enjeu que représentent le développement puis le maintien de la liquidité qui est un facteur déterminant de la viabilité d’un marché car elle est susceptible d’influencer l’intervention des opérateurs. Il est donc indispensable de cerner le concept de liquidité pour juger de la satisfaction des intervenants et de la compétitivité d’une place par rapport à une autre.

Définition du concept de liquidité

La liquidité est un concept dont la définition demeure ambiguë et les mesures variées. Les propriétés d’un actif liquide sont l’immédiateté, la largeur, la profondeur et la résilience.
• L’immédiateté constitue la composante temporelle de la liquidité. Un actif est jugé d’autant plus liquide qu’il peut être acheté ou cédé de manière instantanée ou dans un délai relativement court. La faculté de négocier instantanément dépend de la présence d’une contrepartie, du volume de transaction et de la fréquence des échanges.
• La largeur représente l’écart entre les meilleurs prix offerts (bid price) et demandés (ask price) affichés par les teneurs de marché (market makers) ou placés par les investisseurs dans un carnet d’ordres.
• La profondeur indique la quantité de titres qu’il est possible de négocier aux prix affichés sur le marché. Lorsque la profondeur de marché est insuffisante, le demandeur de liquidité risque de subir une variation importante de prix en « tapant » consécutive- ment plusieurs limites pour une exécution totale.
• La résilience est la capacité du marché à absorber des chocs aléatoires dus à des transactions effectuées par des investisseurs mal ou non informés. Le marché est jugé résilient si les prix reviennent rapidement à leur valeur d’équilibre.

En résumé, la liquidité a trait à la fois à la forme d’organisation des échanges et aux coûts d’exécution d’un ordre. Le besoin d’immédiateté est satisfait si la structure du marché offre des cotations en temps continu. Le bénéfice d’une transaction est affecté par les coûts d’exécution composés de la fourchette et de l’impact de marché. La fourchette de prix rémunère l’activité des offreurs de liquidité en contrepartie de leur présence permanente sur le marché, de leur détention probable d’un portefeuille non optimal et de leur risque de négocier avec un investisseur informé. L’impact de marché provient de la difficulté à réaliser une transaction de grande taille sans provoquer des conséquences pour les prix liées à l’excès d’offre ou de demande et à l’information révélée par la taille de la transaction. Un marché présumé liquide va séduire les investisseurs qui augmenteront à nouveau la liquidité, par leur activité, créant ainsi un cercle vertueux. Un marché incapable de générer une activité suffisante passera très rapidement de la vertu au vice.

Les mesures de liquidité 
La variété des mesures de la liquidité est liée à la diversité des propriétés associées à la définition du concept. Un des premiers éléments de la liquidité est la possibilité pour un investisseur de trouver une contrepartie sur le marché pour négocier. Cette dimension est jugée par différentes mesures d’activité comme le volume de transactions ou le taux de rotation quotidien (rapport du volume de transactions à la capitalisation boursière).

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ACTION FUTURE 5

ACTION FUTURE 4

SOMMAIRE ACTION FUTURE 4

MECANISMES FINANCIERS

L’univers des hedge Funds – Aissa Azouzi

QUESTION D’INVESTISSEMENT

Comment sélectionner ses actions quand la Bourse baisse ? – Charles dereeper

ANALYSE TECHNIQUE

Les graphiques en Points & Figures – Bernard Vandeventer

L’indicateur MACD – Roger Sartet

MAITRISER LES LOGICIELS BOURSIERS

Les bases pour créer un système de trading – Elisabeth iliesco

FISCALITE

La fiscalité des produits financiers – Emmanuel Garin

CONNAITRE LES PRODUITS FINANCIERS

Les produits pour jouer l’Euro – Marc Vauthier

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Les bases pour créer son système de trading

ACTION FUTURE 4 – trading

Les systèmes de trading sont souvent associés au monde opaque des programmeurs et des ingénieurs.

Pourtant un système de trading n’est en fait que la transcription en langage informatique d’une stratégie d’investissement qui permet à l’investisseur de laisser l’ordinateur générer lui-même les signaux d’achat et de vente. Si des systèmes de trading sont essentiellement utilisés par des sociétés d’investissement, surtout dans la gestion de fonds de Futures, les particuliers actifs s’intéressent de plus en plus à ces outils de marché. Le développement du Day trading, les possibilités techniques des logiciels spécialisés, et l’augmentation de la puissance des ordinateurs personnels ne sont sans doute pas étrangers à ce regain d’intérêt bien légitime. Il faut dire que cette approche mécanisée offre de nombreux avantages par rapport à une approche discrétionnaire classique, même si la réalisation d’un système requiert des connaissances solides, et nécessite souvent un long travail de développement. Cet article a donc pour objectif d’aborder et d’expliquer les différentes connaissances requises pour réaliser son propre système de trading.

Pourquoi développer un système de trading ? 

Les anciens traders discrétionnaires qui ont entrepris de créer leurs systèmes de trading afin de traiter de façon automatisée les marchés sur lesquels ils interviennent connaissent les nombreux avantages qu’ils ont pu en retirer. Un système de trading comble tout simplement les lacunes de l’approche discrétionnaire. L’approche discrétionnaire consiste à étudier les informations des marchés qui s’affichent sur les écrans d’ordinateurs (cotations, graphiques, news) pour évaluer la situation et isoler des opportunités d’achat et/ou de vente. Les traders discrétionnaires ont dans leur grande majorité une approche au « fealing » basée sur l’observation et sur l’expérience qu’ils ont acquise au fil du temps. C’est néanmoins une approche qui manque souvent de rigueur car elle est soumise aux émotions de l’opérateur. Il suffit pour s’en convaincre de demander « Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à acheter ou à vendre ?» à un panel de day traders juste après leurs interventions. Les réponses sont souvent hésitantes et l’opérateur doit souvent faire un effort pour citer en vrac quelques éléments cohérents de réponse. Quand la réponse est spontanée, il est parfois déconcertant de constater que les positions prises reposent sur des concepts généraux comme : « j’achète parce que les cours sont bien orientés à l’ouverture et que tous les secteurs sont en hausse ». En réalité, l’analyse et l’interprétation des cours qui précèdent une décision d’achat ou de vente dans le cadre d’une activité de trading sont extrêmement complexes et font appel à des connaissances acquises inconsciemment avec l’expérience.
Avec un système de trading, les ordres qui sont déclenchés répondent à une logique connue et rationnelle. Toutes les règles de décisions sont explicables puisqu’elles ont été élaborées et testées par l’opérateur avant d’être programmées.

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ACTION FUTURE 4

Les graphiques en Points & Figures

ACTION FUTURE 4 – Analyse technique

La représentation des prix en points et figures (P&F) est certainement la plus ancienne des méthodes graphiques existantes à ce jour. Ces graphiques ne sont pourtant utilisés aujourd’hui que par une minorité de spécialistes, la plupart des opérateurs s’appuyant essentiellement sur des graphiques en bar chart ou en chandeliers pour étudier le parcours boursier d’un titre. Ce constat s’explique sans doute par l’originalité de la méthode des P&F, qui ne comporte pas d’échelle de temps. Cette particularité, qui peut sembler déroutante pour un non-initié, a le grand avantage de faciliter l’analyse de l’évolution des cours de Bourse, de mettre en évidence les tendances des cours et de former des configurations spécifiques qui permettent de générer des signaux d’achat et de vente.

Présentation 

Les graphiques en points et figures consistent à représenter l’évolution des cours de Bourse par une succession de colonnes de croix (X) et de ronds (O). Chaque progression des prix (définie librement par l’analyste) est marquée par l’apparition d’une croix. À l’inverse chaque baisse des cours est notée par un rond. La particularité des graphiques en P&F est de mettre en évidence les tendances haussières et baissières des cours, sans prendre en considération le facteur temps (il n’y a pas d’échelle de temps sur l’axe des abscisses). C’est pour cette raison qu’on classe les graphiques en P&F dans la famille des graphiques dits de tendance, dans laquelle on retrouve notamment les graphiques en kagi line et en Renko.
Dans une tendance à la hausse qui se poursuit, on voit apparaître une superposition verticale de croix jusqu’à ce que la tendance se retourne à la baisse, faisant alors apparaître une succession verticale de ronds symbolisant la baisse des cours. La construction d’un graphique en P&F fait ainsi apparaître en alternance des colonnes, formées par des ronds et des croix. Cette caractéristique graphique particulière, qui peut s’appliquer aussi bien aux actions, aux contrats à terme, qu’aux indices boursiers, a l’originalité de présenter les cours comme une succession de tendances et non comme une simple succession de cours. C’est là un avantage certain par rapport aux graphiques plus traditionnels comme les graphiques en bar charts ou en chandeliers. Mais les utilisateurs des graphiques en P&F y trouvent d’autres avantages, comme une meilleure reconnaissance du niveau des supports et des résistances ou encore une visualisation plus aisée des mouvements de prix sur le long terme. Mais ce qui est unique dans l’analyse des P&F, c’est la mise en lumière de formations-types qui permettent de définir de véritables règles de trading.

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ACTION FUTURE 4

L’indicateur de MACD

ACTION FUTURE 4 – Analyse technique

Roger Sartet

Grand classique de l’analyse technique, l’oscillateur MACD (pour Moving Average Convergence Divergence) peut être d’une grande efficacité, surtout s’il est utilisé dans le cadre de l’observation de divergences d’évolutions avec le cours de la valeur étudiée. On veillera à ne pas l’utiliser seul, mais bien en complément d’autres outils techniques, qui serviront à confirmer ou à infirmer les signaux donnés par le MACD.

Un des grands défis de l’analyse technique est de paramétrer les indicateurs que l’on utilise pour qu’ils déterminent le plus efficacement possible les moments d’achat et de vente. D’une remarquable fiabilité s’il est utilisé correctement, l’oscillateur dénommé MACD fait partie des grands classiques de l’analyse technique. Sa souplesse permet un ajustement précis, notamment en fonction de la volatilité de la valeur sous-jacente dont on cherche à prévoir l’évolution.

Le MACD ne peut pas être utilisé de façon systématique

Mais il est inutile de rêver: l’application systématique (mécanique) des signaux d’achat et de vente que produit un oscillateur quelconque qui a donné (théoriquement) de bons résultats sur des données passées, entraîne souvent de mauvaises performances. Les outils techniques sont puissants, donc potentiellement dangereux pour ceux qui les maîtrisent mal et qui les utilisent de manière inadéquate ou purement mécanique. Le MACD est certainement l’un des indicateurs les plus couramment utilisés dans le monde de la finance. Il appartient à la famille des oscillateurs qui constituent l’une des plus anciennes approches mathématiques dans le domaine des prévisions de cours. Un oscillateur se présente sous la forme d’une ligne qui serpente autour d’un axe horizontal servant de repère et marqué « 0 » (voir graphiques). Son objectif prioritaire est de déterminer les changements de tendance le plus précocement possible, tout en évitant de se déclencher trop tôt, ce qui risquerait de donner foi à l’amorce d’un retournement qui ne serait que de très courte durée (faux signal).

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ACTION FUTURE 4

ACTION FUTURE 2

SOMMAIRE ACTION FUTURE 2

MECANISMES FINANCIERS

Les chiffres US et leurs impacts sur les marchés – George Brennan

QUESTION D’INVESTISSEMENT

Comment  choisir ses valeurs à l’aide de l’analyse technique – Marie-Ange Verdickt – Financière de l’Echiquier

ANALYSE TECHNIQUE

L’importance des volumes – thierry Béchu

Les bandes de Bollinger – John Bollinger

MAITRISER LES LOGICIELS BOURSIERS

L’optimisation des indicateurs techniques – Pierre Orphelin

OUTILS D’INVESTISSEMENT

L’applet Live Charts – Elisabeth Iliesco

FISCALITE

Le PEA – Eric le Luhandre

CONNAITRE LES PRODUITS FINANCIERS

Les trackers – Marc Vauthier

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L’optimisation des indicateurs techniques

ACTION FUTURE 2 –  ANALYSE TECHNIQUE

Pierre Orphelin

Optimiser des indicateurs consistera à faire varier par incrément les paramètres dans une plage déterminée, et à tester tous les systèmes de trading ainsi générés. Les résultats de ces tests seront ensuite exploités pour déterminer les meilleurs paramètres.

L’optimisation des indicateurs techniques ne peut se comprendre que dans le cadre de l’élaboration d’un système de trading. Réaliser un système de trading consiste à traduire en langage informatique les règles de décisions d’achat et vente qui utilisent les indicateurs considérés. Il s’agit donc de rationaliser la démarche des analystes techniques, qui très souvent regardent les graphiques et les indicateurs, et se contentent de les interpréter visuellement. Or l’interprétation visuelle ne permet pas de se rendre compte du bien-fondé d’une stratégie de trading; en effet, l’œil est un instrument imparfait, l’opérateur n’est jamais entièrement objectif vis-à-vis des multiples règles existantes, les écrans informa- tiques sont trop petits pour examiner de longues séries chronologiques, sans parler du caractère fastidieux de cet examen visuel… Des logiciels comme TradeStation2000i (de TradeStation Technologies Inc., utilisé ici), et Metastock (de Equis International) permettent d’écrire ces règles de façon exacte, et de les tester sur des données historiques. Les points d’achat et de vente sont alors affichés à l’écran, et des statistiques sont disponibles pour évaluer la performance de la stratégie, exactement comme si celle-çi avait été jouée par l’analyste, sans aucune interprétation personnelle ni aucune perturbation émotionnelle. La démarche a l’avantage d’être entièrement objective, et de permettre de tester des concepts sans risquer la moindre somme d’argent sur le marché.

Les paramètres
Pour optimiser les indicateurs d’analyse technique, on détermine en général s’il existe un ou des paramètres de ces indicateurs qui permettent d’obtenir un résultat optimal quand on les utilise pour établir des règles de prise de position sur un marché. Un paramètre est en général une constante intervenant dans l’algorithme de l’indicateur.

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ACTION FUTURE 2

L’importance des volumes

ACTION FUTURE 2 – Analyse technique

Thierry Béchu

 

Si vous regardez dans Le petit Robert la définition de « volume », vous n’allez pas apprendre grand-chose sur les volumes utilisés en analyse technique. C’est la quatrième définition qui est tout de même la plus intéressante, celle qui évoque la notion d’intensité, non pas des sons, mais plutôt de la tendance. Le volume est la troisième dimension d’un graphique. Normalement on représente les graphiques entre « cours » et « temps », soit deux dimensions. Le volume fait intervenir une troisième dimension, qui donne justement l’intensité, l’ampleur. Il représente en quelque sorte la résonance de la tendance, et c’est un élément extrêmement important. Il représente aussi la mesure de l’énergie d’un cours. Pour résumer, on peut dire qu’un fort volume confirme un intérêt particulièrement fort des intervenants. En revanche, un faible volume signifie un manque d’intérêt et donc une représentativité assez faible des cours que l’on a obtenus.

Le volume n’a pas une importance déterminante si on l’utilise seul, car dans les volumes, il y a autant d’acheteurs que de vendeurs. C’est bel et bien la juxtaposition de la tendance des cours et des volumes qui donne une information.

On examinera les volumes en plusieurs points :

• les problèmes de représentation de données et de disponibilité des volumes.
• la théorie classique, qui explique comment les volumes doivent se comporter pour valider une tendance, et les principaux éléments de celle-ci.
• l’analyse des pics de volume, qui sont des informations extrêmement importantes,
• les volumes dans les corrections baissières.
• Enfin, les autres types de volumes qui sont les volumes haussiers et les volumes baissiers.

Tout d’abord, les problèmes de représentation de données et de disponibilité des volumes. La première difficulté que l’on rencontre est, tout simplement, l’absence de volume. J’ai travaillé pendant un certain temps sur le marché des changes, où je disposais de tous les indicateurs sauf des volumes.

>>> Lire la suite dans le nº2

ACTION FUTURE 1

SOMMAIRE ACTION FUTURE 1

ACTION FUTURE 1 est épuisé en magazine papier – uniquement disponible en numérique

Mécanismes financiers

Le cycle des marchés des actions – François Texier

Question d’investissement

Comment créer son club d’investissement ? – Anne-Emmanuelle Dognon-Remy – FFCI (Fédération Française des Clubs d’Investissement)

Analyse technique

Le TRIX – Bernard Vandeventer

Outils d’investissement

Les warrants en pratique – Joël Villecroze

Évaluer les start-up cotées en Bourse: Entretien avec Frédéric Assouline – Directeur chez Arthur Andersen et responsable de la nouvelle économie.

Maîtriser les logiciels boursiers

Diagnostiquer les volumes inhabituels en Bourse – Elisabeth lliesco

Fiscalité

L’imposition des day traders- Pascale Waché – avocat chez JDP, société d’avocats

Connaître les produits financiers

Le marché du vin – Marc Vauthier
Interview de Hugues Lapauw – responsable commercial – 1855.com

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Diagnostiquer les volumes inhabituels

ACTION FUTURE 1 – TRADING

Le volume représente le nombre de titres d’une valeur échangés pendant une séance de cotations.

Il est calculé quotidiennement, soit en vol ume (nombre de titres échangés) soit en valeur (montant des transactions), pour chacune des actions cotées en Bourse. Graphiquement, il est souvent représenté sous forme de bâtonnets en-dessous du graphique des cours d’une valeur. Le volume est un indicateur d’activité important car il l’intérêt des investisseurs pour une action. Ainsi l’analyse du volume, ou mieux, de son évolution, est indispensable pour cerner les actions dont l’activité inhabituelle peut annoncer à l’avance l’imminence d’un mouvement important ou bien confirmer la tendance en cours d’une action. En observant les graphiques boursiers, on remarque que, dans bien des cas, des volumes exceptionnels précèdent ou accompagnent des mouvements majeurs sur les valeurs. Des volumes inhabituels peuvent aussi confirmer la solidité d’un mouvement haussier : une hausse des cours accompagnée d’un fort volume garantira un mouvement solide alors que la hausse d’une action dans un petit volume sera le signe d’un mouvement fragile avec un risque de redescente importante du cours de la valeur.

La première étape consiste à définir la notion de « volume inhabituel », ce qui n’est pas si simple car on peut prendre en compte plusieurs critères. Nous avons défini dans cet exemple 3 conditions de diagnostic. Ces critères de sélection sont indépendants les uns des autres.

1 – Doublement des volumes par rapport à la veille.
2 – Volume le plus haut des 30 derniers jours.
3 – Croisement à la hausse de la MM à 30 jours par la MM à 3 jours des volumes.

Ces recherches sur critères ont pour objet d’isoler, en quelques minutes de calcul, les valeurs auxquelles il faut porter une attention particulière (parmi toutes les actions cotées). Il s’agit là d’une présélection qui nécessite en complément l’analyse de l’évolution des cours. Le diagnostic d’un volume inhabituel d’une valeur qui subit un mouvement de baisse accélérée n’aura pas la même signification qu’une valeur qui démarre une nouvelle tendance haussière. Ici, l’intérêt est d’isoler les valeurs pour lesquelles il se passe quelque chose, ce qui offre une information importante sur les actions sur lesquelles se fixe l’intérêt des opérateurs.

Pour réaliser ces explorations, nous avons utilisé le logiciel MetaStock, édité par la société Equis. D’autres logiciels comme Tradestation d’Oméga Research, peuvent également réaliser ce type de diagnostic.

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ACTION FUTURE 1