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Ichimoku

Ichimoku

Comme tout bon analyste technique le sait, il est nécessaire d’observer un marché sur au moins trois unités de temps (UT) afin d’en extraire le maximum d’informations et d’obtenir une compréhension fine de ses mouvements.

Pour ce faire, il est d’usage d’exposer côte à côte les trois UT choisies et d’observer chaque graphique individuellement. Puis de confronter les informations extraites afin d’obtenir une analyse globale de l’évolution du marché.
Cela peut prendre du temps et l’analyste peut passer à côté d’une information importante.
L’Ichimoku, par le biais de graphiques simples, donne naturellement une perspective et une clarté d’observation du marché. Toute l’information nécessaire est immédiatement disponible. De plus son espace temporel de calcul et de représentation étendue en fait un outil particulièrement approprié afin d’appréhender l’état d’un marché sur une longue période de temps allant du passé bien sûr mais également dans le futur.

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ADXR

Le suivi de tendance reste aujourd’hui le concept le plus étudié et travaillé en trading. Sous cette appel- lation assez générale, se regroupent des centaines d’indicateurs différents censés aider l’investisseur à dompter cette satanée tendance, si évidente une fois qu’elle est terminée mais si difficile à appréhender quand elle naît.

Parmi ceux-ci, lADXR a été mis en lumière en 1978 par Welles Wilder, dans un livre intitulé « New concepts in Technical Trading System ». Welles Wilder est aussi à l’origine de plusieurs indicateurs connus comme l’Average True Range ou le parabolic SAR (parabolic Stop and Reverse). La section de son livre sur le suivi de tendance débute avec ces mots : « Directional Movement is the most fasci- nating concept I have studied. Defining it is a little like chasing the end of the rain- bow… you can see it, you know it’s there, but the closer you get to it the more elusive it becomes. I have probably spent more time studying directional movement than any other concept. Certainly one of my most satisfying achievements was the day I was actually able to reduce this concept to an absolute mathematical equation. »

« Le mouvement directionnel est le concept le plus fascinant que j’ai étu- dié. Le définir, c’est un peu comme courir après le pied de l’arc-en-ciel… vous pouvez le voir, vous savez qu’il est là, mais plus vous vous rapprochez, plus il devient insaisissable. J’ai probablement passé plus de temps à étudier le mouvement directionnel que tout autre concept. Certainement, une de mes réalisations les plus gratifiantes a été le jour où j’ai effectivement été en mesure de réduire ce concept à une équation mathématique absolue. »

En 2009, lors d’une interview par Oli Hille, auteur du site Creating the per- fect trade, et accessoirement voisin, en Nouvelle-Zélande, de Welles Wilder, il dira que de tous les indicateurs qu’il a inventés, c’est bien l’ADXR dont il est le plus fier et qu’il estime le plus efficace.

ADXR : Principes de bases et composants

L’ADX pour « Average Directional Movement Index » et son évolu- tion, l’ADXR (Average Directonial Movement Index Rating), ont pour objectif de déterminer à la fois le sens mais aussi la force de la tendance. Avant de vous montrer mon utilisa- tion au quotidien de cet indicateur que nous avons codé pour plusieurs plate- formes de trading, je souhaite dans un premier temps revenir sur le mode de calcul des différents composants, car il me semble essentiel de maîtriser parfaitement la mécanique d’un indicateur pour être en mesure de le lire.

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Market Profile

Quelque soit le marché étudié, les graphiques boursiers sont la traduction d’une confrontation entre des acheteurs et des vendeurs. Lorsque nous étudions des graphiques, nous cherchons à retranscrire les forces en présence et l’activité sous-jacente.

Les représentations graphiques dont nous sommes familiers sont les représentations en courbe, en bar chart ou en bougies japonaises.

Mais aux côtés de ces modes de lectures « traditionnels », existent d’autres systèmes, qui autorisent une nouvelle approche des marchés.

Le Market ProfileTM en est un. Cette représentation bien particulière des cours (courbe de Gauss) permet de percevoir la distribution des prix, d’identifier les prix « acceptés » ou « rejetés » pour mesurer l’équilibre du marché.

Une représentation graphique pas comme les autres

Le Market ProfileTM a été publié au début des années 1980 par J. P. Steidlmayer, trader sur les marchés de futures, en col- laboration avec le Chicago Board of Trade (CBOT). Partant du postulat que le marché évolue la majeure partie de son temps en trading range, il a mis au point une méthode permettant de savoir si le marché est en situation d’équilibre (« balanced ») ou à la recherche de son prix d’équilibre (« unbalanced »). Cette notion de prix d’équilibre, la fair value, est l’essence même de la méthode.

J. P. Steidlmayer a ainsi introduit un moyen de lecture graphique de « l’acceptation ou de la répulsion (rejection) du prix par le temps », le Market ProfileTM. Plus simplement, au lieu d’analyser les volumes par période comme dans les repré- sentations classiques, le Market ProfileTM analyse le temps passé, et donc les volumes, par niveaux de prix.

Ainsi, le Market ProfileTM trouve son essence dans l’équation :

Prix * Temps = Fair Value (ou prix d’équilibre)

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Le stochastique

Le stochastique est un indicateur technique créé au milieu du siècle dernier par George Lane. Il devint très vite avec le RSI l’indicateur le plus utilisé par les analystes techniques.

En comparant le cours de clôture avec le cours le plus haut et le cours le plus bas atteints pendant une période donnée, elle permet de représenter graphiquement les situations de surachat et de survente des cours. Cependant, même si le principe semble séduisant, le stochastique souffre de quelques inconvénients qui ont été en partie résolus par la création d’autres indicateurs dérivés du stochastique  comme le stochastique DL ou le SDI.

Calcul et approches 

Méthode de calcul
Le stochastique est un indicateur basé sur la comparaison du dernier cours connu (le cours de clôture) par rapport au cours le plus haut et au cours le plus bas atteints durant une période donnée (par exemple 14 jours). Cet indicateur est composé de deux lignes appelées %K et %D que l’on représente ensemble et qui oscillent entre 0 et 100%. C’est la raison pour laquelle on nomme aussi le stochastique, l’oscillateur de stochastique. Le stochastique peut se représenter sous sa forme rapide ou sous sa forme lente. On parle alors de stochastique lente ou de stochastique rapide.

 

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L’analyse technique dynamique

Le trader dynamique se pose toujours deux questions.

Est-ce qu’il va y avoir un changement ? Quelles conséquences aura ce changement ?

En se posant prématurément ces questions, il peut gérer au mieux le risque, protégé par les supports, ou par les résistances.

Pour répondre à ces questions, le trader dynamique utilise des indicateurs techniques classiques. Les bar charts, les bandes de Bollinger, une moyenne mobile à 7 périodes et le SAR.

Ce qui est moins classique c’est  l’approche, car elle est dynamique. Plus précisément, l’analyse technique dynamique est un système, la définition de Joël de Rosnay à ce sujet est éclairante. « Un système est un ensemble d’éléments en interaction dynamique, organisé en fonction d’un but ».

Le système c’est donc l’analyse technique dynamique, avec sa structure, rEprésentée par les unités de temps.

Les éléments ce sont les bar charts et les autres indicateurs.
L’interaction dynamique c’est la relation entre les bar charts et les autres indicateurs.
Le but c’est l’objectif recherché par le système. Dans une tendance haussière le système recherche les résistances, dans une tendance baissière ce sont les supports qui sont recherchés.

Bar charts : cours. Moyenne mobiles à 7 périodes : M7. Analyse technique dynamique : ATD. Autres indicateurs : bande de Bollinger

(moyenne mobile à 20 périodes), M7, SAR.

Objectif : support, résistance.

Interaction dynamique

L’interaction dynamique est le principe central de l’ATD. Elle organise les informations entre les cours et les autres indicateurs.

L’interaction dynamique est verticale, horizontale et globale.

Interaction verticale 

C’est une relation double, des cours vers les autres indicateurs, des autres indicateurs vers les cours, dans la même unité de temps (voir graphique 1 , P21).

Interaction horizontale 

C’est une relation multiple, des cours vers les autres indicateurs, des autres indicateurs vers les cours, dans plusieurs unités de temps (voir graphique 2, P21).

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Le MACD

Grand classique de l’analyse technique, l’oscillateur MACD (pour Moving Average Convergence Divergence) peut être d’une grande efficacité, surtout s’il est utilisé dans le cadre de l’observation de divergences d’évolutions avec le cours de la valeur étudiée. On veillera à ne pas l’utiliser seul, mais bien en complément d’autres outils techniques, qui serviront à confirmer ou à infirmer les signaux donnés par le MACD.

Un des grands défis de l’analyse technique est de paramétrer les indicateurs que l’on utilise pour qu’ils déterminent le plus efficacement possible les moments d’achat et de vente. D’une remarquable fiabilité s’il est utilisé correctement, l’oscillateur dénommé MACD fait partie des grands classiques de l’analyse technique. Sa souplesse permet un ajustement précis, notamment en fonction de la volatilité de la valeur sous-jacente dont on cherche à prévoir l’évolution.

Le MACD ne peut pas être utilisé de façon systématique

Mais il est inutile de rêver: l’application systématique (mécanique) des signaux d’achat et de vente que produit un oscillateur quelconque qui a donné (théoriquement) de bons résultats sur des données passées, entraîne souvent de mauvaises performances. Les outils techniques sont puissants, donc potentiellement dangereux pour ceux qui les maîtrisent mal et qui les utilisent de manière inadéquate ou purement mécanique. Le MACD est certainement l’un des indicateurs les plus couramment utilisés dans le monde de la finance. Il appartient à la famille des oscillateurs qui constituent l’une des plus anciennes approches mathématiques dans le domaine des prévisions de cours. Un oscillateur se présente sous la forme d’une ligne qui serpente autour d’un axe horizontal servant de repère et marqué « 0 » (voir graphiques). Son objectif prioritaire est de déterminer les changements de tendance le plus précocement possible, tout en évitant de se déclencher trop tôt, ce qui risquerait de donner foi à l’amorce d’un retournement qui ne serait que de très courte durée (faux signal).

 

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Le SZO

Détectez les zones d’excès

« Le marché va-t-il poursuivre son mouvement, consolider ou bien se retourner ? ».

Plusieurs indicateurs techniques sont disponibles pour aider l’investisseur à diagnostiquer ces moments d’excès à la hausse (situation de surachat) ou à la baisse (situation de survente). On peut citer parmi les plus populaires d’entre eux l’indicateur RSI1 et le stochastique2, qui possèdent chacun leur spécificités propres en termes d’application. Mais c’est un autre indicateur technique quasi-inconnu que nous allons présenter dans ce sujet : le SZO.

Le SZO (Sentiment Zone Oscillator)

est, comme son nom le suggère, un indicateur de sentiment qui a été développé par Walid Khalil3. Sa fonction première est de rendre compte de la psychologie des opérateurs pour tenter de montrer les excès d’optimisme (après un mouvement haussier) et de pessimisme (après un mouvement de baisse) d’un marché ou d’une action.
Le SZO fait donc partie des indicateurs dits de surachat/survente qui va informer l’opérateur quand un mouvement atteint une zone de fragilité, période durant laquelle la probabilité d’un retournement des prix augmente. Pour arriver à ce résultat l’indicateur SZO se calcule en prenant en compte le nombre de hausses ou de baisses pour une période donnée.

Calcul du SZO

Le mode de calcul du SZO est assez simple à appréhender. Une valeur de +1 est comptabilisée pour chaque jour de Bourse qui enregistre une hausse par rapport à la veille. Dans le cas inverse une valeur égale à -1 est enregistrée. C’est ce principe qui va permettre de mesurer le sentiment des opérateurs sachant qu’une hausse symbolisera l’optimisme et une baisse le pessimisme des intervenants. Cette comptabilisation sera réalisée sur une période donnée sachant que l’on accordera une importance plus grande aux résultats les plus récents.
On peut visualiser l’apparence du SZO appliqué à l’indice CAC 40, sur le graphique 1. Au SZO est ajouté une ligne horizontale au niveau « 7 » et « -7 ». Elles représentent respectivement le niveau d’optimisme excessif (surachat) et de pessimisme extrême (sur- vente). L’interprétation première de l’indicateur est on ne peut plus facile. Quand le SZO se situe au-dessus de +7, cela signifie que les cours sont considérés comme « surachetés » alors qu’en dessous de -7 les cours sont caractérisés comme « survendus ». C’est la prise en compte de ces deux caractéristiques du SZO qui vont offrir une interprétation du marché qui permettra d’affiner notre vision des marchés, pour ensuite adopter les stratégies d’intervention qui peuvent en découler.

 

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La moyenne mobile

A défaut d’être l’outil le plus célèbre de l’analyse technique, la moyenne mobile est certainement l’outil le plus connu.

De quoi s’agit-il ? Partant de la notion courante de « moyenne », la moyenne mobile se présente sous un aspect simple. Or ce concept mathématique est beaucoup plus riche (voire complexe) qu’il n’y paraît. Il mérite que l’on s’y arrête, que l’on décortique sa mise en œuvre afin de l’utiliser avec plus de profit(s) ou moins de pertes.

Dans une première partie nous rappellerons les caractéristiques de la représentation des cours nécessaires à la compréhension de la moyenne mobile, puis nous survolerons son usage courant en analyse technique (construction, signaux…)
Nous pourrons alors, dans la deuxième partie, approfondir la construction, la représentation et les explications sous-jacentes à l’utilisation de la moyenne mobile ainsi que les fondements de leurs usages de la moyenne mobile tant en termes de comportements des marches financiers qu’en termes d’outil mathématique. Nous parcourons les différents types de moyennes mobiles.

Préambule
L’analyse technique étudie l’historique des cours boursiers afin d’en tirer de l’information pratique pour les prises de décisions sur ces cours boursiers il est donc nécessaire de travailler sur une représentation parlante des variations de cours. Depuis les origines des marches boursiers actifs, les intervenants sur ces marches ont codifies différentes façons de représenter les évolutions des cours.
Deux points essentiels sont à citer ici, qui faciliteront ensuite l’exposé du fonctionnement et de l’intérêt des moyennes mobiles :
1. le résumé des cours
2. le graphisme adopté

Le résumé des cours
Bien qu’il soit assez récent de connaître des séances boursières avec plus de 1000 transactions différentes sur un actif boursier donné, par séance, le besoin pratique de résumer l’ensemble des cours d’une séance à une ou quelques données significatives – représentatives – existe depuis longtemps. Cela a conduit les opérateurs à mémoriser quelques cours jugés très caractéristiques de l’activité boursière de la période considérée :
• l’ouverture de la séance, notée O pour Open.
• la clôture de la séance, notée C pour Close
Ces deux cours sont connus quant à leur valeur et au moment où ils se produisent.
Deux autres cours sont considérés comme caractéristiques :
• le plus haut cours de la séance, noté H pour High
• le plus bas cours de la séance, noté L pour Low
Si ces cours sont évidemment connus en valeurs, ils ne sont ni connus ni quant à leur instant de réalisation, et par suite dans leur ordre de survenance (lequel des deux a eu lieu en premier ?), ni quant au nombre de fois où ils ont été traités.

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Le RSI

Le RSI (Relative Strenght Index) est sans doute le plus connu de tous les indicateurs et le plus utilisé par les analystes techniques. Présenté par Welles Wilder Jr., son inventeur, dans une publication financière en 1978, puis dans son ouvrage de référence, New Concept in Technical Trading Systems, dans lequel il présente en détail les principes d’utilisation de son indicateur, le RSI connaîtra un succès grandissant. Cela tient autant à l’essor de l’analyse technique à partir des années 80 qu’à l’évidence de son utilité pour isoler des niveaux de surachat et de survente d’une action, d’un indice boursier, ou plus généralement de tout actif côté en Bourse.

Calcul et interprétation classique
Le Relative Strenght Index (indice de force relative) mesure la dynamique interne des prix et affiche la force relative des cours relativement à une période donnée, par défaut fixée à 14 jours. Il ne faut pas confondre le RSI avec l’indicateur de force relative, qui lui, compare l’évolution de deux valeurs entre elles. Le calcul du RSI (voir encadré) permet d’obtenir un oscillateur qui évolue entre 0% et 100%. Welles Wilder ajoute à cet indicateur deux niveaux horizontaux fixés à 30% et 70%. Il fixe les niveaux de surachat (>70%) et de survente (<30%). Dans son ouvrage, Welles Wilder Jr. définit cinq utilisations possibles du RSI.

1. Sommet et creux en zone de sura- chat (>70%) et de survente (<30%)
Le RSI forme des pics au-dessus de 70% et des creux en dessous de 30%, avant ou simultanément à ceux que l’on pourrait apercevoir sur les cours. Les prix ont donc tendance à se retourner à la baisse (à la hausse) quand l’indicateur est en situation de surachat (survente).

2. Configurations graphiques
On peut appliquer au RSI une analyse graphique pour mettre en évidence des configurations types (triangles, têtes et épaules, biseaux, etc.)

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Les angles de Gann

Figure légendaire de l’analyse des marchés financiers aux États-Unis, Gann a mis au point il y a plusieurs décennies une approche destinée à déterminer les niveaux de Support et de résistance, en utilisant le temps et les prix. Des disciples, comme Fred Stafford, ont réalisé d’importants travaux de synthèse à partir des différents ouvrages que Gann a écrits, afin de faciliter la compréhension de cette technique. Voici les principaux éléments à connaître sur ce sujet.

Les angles de Gann sont des lignes de résistance qui prennent en compte à la fois les prix et le temps. Ils sont construits à partir des sommets et des bas importants et peuvent s’appliquer à des graphiques long terme (pour des horizons de temps mensuel ou hebdomadaire), aussi bien qu’à des graphiques quotidiens. Ils épousent les sommets successifs descendants lorsqu’ils sont dirigés vers le bas, comme les droites de tendance classiques, et les bas successifs ascendants lorsqu’ils sont dirigés vers le haut. Si un angle partant d’un sommet est cassé, on peut s’attendre à une hausse des prix. Si un angle partant d’un bas est cassé, alors des prix plus bas sont garantis, comme c’est le cas pour les droites de tendance classiques. Mais une droite de tendance ne dit rien de plus, alors que les angles de Gann ont des propriétés particulières qui permettent de prévoir à quel niveau le marché va avoir tendance à se diriger.

Nous savons déterminer des zones de résistance et des zones de support. Je rappelle qu’on définit une zone de décision par la convergence en une bande étroite de pourcentages issus de sommets ou de bas significatifs. Ainsi, quand une hausse de 50 %, par exemple, calculée à partir d’un bas coïncide avec une hausse de 33% calculée à partir d’un bas secondaire et coïncide également avec une hausse de 25% calculée à partir du bas significatif suivant, on a défini une zone qui non seulement sert d’objectif – il est rare que les prix n’aillent pas tester le niveau de prix ainsi défini -, mais aussi constitue une résistance puissante qui sera difficile à surmonter.

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Supports et résistances

Une approche pluridisciplinaire (ratios Fibonacci, indicateurs numériques, chandeliers japonais, chartisme) peut aider l’investisseur à augmenter ses chances de réussite dans ses opérations. Découvrez avec les exemples suivants, la mise en pratique de cette conception.

Les lignes de support/résistance sont des zones stratégiques de cours : elles sont propices à l’initiation de positions. L’intervenant est sans cesse confronté à un choix difficile : opter pour la préservation de ces zones et adopter un trading contrarien dit « agressif », ou bien jouer la continuation du mouvement initié à la rupture de ces zones. Il s’agit d’un des choix les plus difficiles à faire, mais qui se pose de façon quotidienne : faut-il vendre les résistances et acheter les supports ou, au contraire, acheter après cassure d’une résistance etshorter au décours de la rupture d’un support ? Le travail d’expertise inhérent à l’élaboration de ce choix quasi cornélien revient à reconnaître précocement la directionalité ou la non-directionalité du marché sur l’unité de temps d’investissement considérée en appliquant la théorie de Dow. Ceci n’estpas simple, car les phases directionnelles sont souvent entrecoupées de périodes de non-directionalité comme des figures chartistes, et des phases de trading range précèdent volontiers les grands mouvements directionnels. Par ailleurs, un mouvement qui paraît tendanciel sur une unité de temps courtene le sera pas forcément sur l’unité de temps supérieure. Il
faut rappeler, pour éclairer le débat, que les phases non directionnelles sont plus fréquentes et représentent environ deux tiers de l’activité des marchés.
Il n’y a malheureusement pas de recette miracle pour trancher cette alternative, mais un faisceau d’éléments peuvent y contribuer, et en particulier un certain savoir-faire, reposant sur l’expérience de l’intervenant.

 

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La droite de régression linéaire

Les habitudes professionnelles des analystes techniques -et la coutume veut qu’elle soient tenaces- reposent sur l’utilisation des moyennes mobiles. Celles-ci sont simples, exponentielles, pondérées ou encore triangulaires, variables voire ajustées. Elles permettent de déterminer la valeur moyenne du cours d’un titre négociable, et ce sur une certaine période.

Certaines moyennes mobiles prendront en compte une même importance à chaque prix, d’autres pondéreront un prix moyen pour chaque séance, et d’autres encore privilégieront la volatilité voire l’incidence des volumes. Elles seront utilisées telles quelles et, suivant que les cours se situent au-dessus ou en-dessous d’elles, on en tirera un certain nombre d’enseignements pour l’exercice, toujours difficile, de la prédiction.

Depuis une vingtaine d’années, il est devenu commun d’utiliser des indicateurs dont la construction repose sur une combinaison de ces moyennes mobiles, le plus célèbre d’entre eux restant le MACD.

A nos yeux, le reproche essentiel que l’on peut adresser aux moyennes mobiles réside dans le fait que, par définition, elles ne livrent leurs enseignements qu’avec retard. Ainsi, une moyenne mobile en hausse donne un signal de hausse. Néanmoins, ce signal intervient tardivement, de sorte qu’en
période de forte volatilité, il devient rapidement obsolète, et ainsi perd de sa fiabilité, voire induit en erreur sur l’évolution des cours. Il en est de même, a fortiori, des indicateurs basés sur les moyennes mobiles. Les signaux lancés ne seront donc fiables que pour une tendance forte. En quelque sorte, on entre dans le mouvement avec retard, et ceci n’est pas grave si ce dernier est pérenne. En revanche, des mouvements courts risquent de laminer l’investisseur qui intervient toujours trop tard, en le prenant à contrepied de façon permanente.

Plutôt que de résoudre cette problématique, et face à une volatilité de plus en plus présente, nous essaierons d’en sortir en utilisant des outils basés sur la statistique, au rang desquels se situe en toute première place la droite de régression linéaire. Définie sommairement, elle relie des points formés par l’application de la méthode des « moindres carrés ». Elle tend, de ce fait, à prévoir un prix objectif assez proche du dernier cours affecté d’un biais haussier ou baissier. Entrer plus avant dans le calcul d’une droite de régression linéaire dépasserait le cadre de ces quelques lignes et nous confinerait dans un rôle de mathématicien que nous ne saurions assumer, car nous atteindrions rapidement notre seuil de compétence ! Retenons que la formule de base du calcul prend en compte une période courante, un nombre total de périodes et une série de données (par exemple les cours de clôture). Ainsi, une droite de régression linéaire peut se construire sur autant de séances que l’on veut, à l’instar d’une moyenne mobile.

Une présentation des droites de régression linéaires et des indicateurs construits à partir de ces dernières peut s’avérer utile, mais il semble plus intéressant de les inclure dans le cadre d’une approche globale de tentative de prédiction des cours.

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L’Oscillateur de Régression Linéaire

Si la liste des indicateur techniques dont disposent les investisseurs est impressionnante, beaucoup d’entre eux présentent des similitudes trop marquées dans leur construction ou leur interprétation : ils offrent de ce fait peu d’intérêt par rapport aux autres indicateurs de la même famille. Dans la catégorie des outils de timing, l’ORL (l’Oscillateur de Régressi on Linéaire), presque inconnu des investisseurs privé, est sans doute l’un des indicateurs les plus pertinents pour isoler des niveaux de surachat et de survente sur un titre ou un indice et générer des points d’entrée très précis. Il est étonnant que cet indicateur soit aussi méconnu, puisque son calcul repose sur un outil statistique utilisé dans de nombreux domaines : la droite de régression linéaire.

La courbe de régression linéaire : un préalable au calcul de l’ORL 

La courbe de régression (CRL) est un indicateur de suivi de tendance un peu particulier puisqu’il intègre une fonction prévisionnelle que l’on ne retrouve pas dans les autres indicateurs de tendance comme les moyennes mobiles. Le calcul de la CRL découle de celui de la droite de régression linéaire (voir encadré page 27, « comprendre la construction de l’ORL »). L’objet de cet article n’est pas de traiter en détail la droite de régression linéaire, mais rappelons simplement qu’il s’agit d’un outil statistique prévisionnel. Il permet d’estimer la valeur future d’une série chronologique d’évolution linéaire. En pratique, la droite de régression linéaire est peu utile comme outil prévisionnel des cours de Bourse, excepté dans des phases de marché très spécifiques, car les prix évoluent globalement de façon non linéaire. Par contre, la CRL qui découle du calcul de la régression linéaire permet d’obtenir un indicateur de suivi de tendance très intéressant. En effet, contrairement à une moyenne mobile qui ne fait que donner le niveau du prix moyen d’une série de cours passés, la courbe de régression linéaire prend en compte dans son calcul, non seulement le niveau des cours passés mais aussi la direction des niveaux estimés de la droite de régression linéaire.

 

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L’indicateur OPT (Oscillateur Prix Tendance)

Un investisseur en Bourse doit dans la mesure du possible s’interroger sur le niveau de prix auquel il peut acheter une action, d’autant plus que les particuliers achètent plus volontiers une valeur qui connaît une belle progression plutôt qu’une correction. D’où la question : le cours boursier de la valeur est-il trop cher ou justement valorisé ? L’analyse fondamentale permet de répondre à cette question en étudiant l’analyse de ratios clefs dont le PER est l’un des critères de valorisation le plus connu. En analyse technique il existe aussi des critères d’appréciation pour juger de la cherté relative ou non d’un titre, comme le permet par exemple l’indicateur de force relative (RSI). Cependant ces indicateurs techniques, dits de surachat/survente, ne traduisent qu’une situation de court terme. S’ils peuvent être d’une aide précieuse pour un investisseur actif qui veut saisir des opportunités d’investissement, ils sont inappropriés pour un gérant ou un investisseur de long terme. Voici donc pour cette catégorie d’investisseur un indicateur plus adapté pour une appréciation technique : l’Oscillateur Prix Tendance.

calcul et interprétation

L’Oscillateur Prix Tendance est facile à calculer puisqu’il s’agit de la différence, en pourcentage, pour un jour donné, entre le cours de clôture d’une action et sa moyenne mobile simple à 200 jours. Ce différentiel doit être calculé pour chaque séance, à partir des informations de clôture, et de préférence sur un historique de cours suffisamment long (plus de 10 ans). Ainsi tracée, la courbe de l’OPT représente l’évolution des cours d’une action par rapport à sa tendance de long terme. Un exemple graphique de l’OPT calculé à partir de l’indice CAC 40 est présenté sur le graphique 1.

Avec l’affichage de l’ORT, il convient de tracer plusieurs droites horizontales qui permettront d’interpréter la situation de l’indicateur.
• La première droite est fixée à 0. Quand le niveau de l’indicateur est supérieur à ce niveau, c’est que les cours sont au-dessus de leur moyenne mobile à 200 jours. Les prix sont donc dans une tendance à la hausse. Si le niveau de l’indicateur est inférieur à ce niveau, alors le cours de l’action est en dessous de la moyenne mobile à 200 jours, s’inscrivant dans une tendance à la baisse. Si l’OPT croise à la hausse ce niveau, c’est que les prix passent au-dessus de la moyenne mobile, et inversement.

 

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Les bandes de Bollinger

Les investisseurs n’utilisent que deux méthodes d’analyse : l’analyse fondamentale et l’analyse technique.

Les analystes fondamentaux utilisent surtout des éléments financiers pour essayer de trouver le comportement du marché. Ils décident d’acheter si les prix du marché sont en-dessous de l’évaluation des sociétés. Par contre, si les prix du marché ont un niveau supérieur aux évaluations, ils vont plutôt envisager la vente. En général, les analystes fondamentaux considèrent que leur opinion est la bonne et que c’est le marché qui se trompe. Les analystes techniques ont un point de vue opposé. Ils étudient ce que le marché est en train de faire et envisagent l’achat ou la vente selon l’ évolution des cours. Le technicien, en fait, considère le marché, et se décide à partir de son évolution réelle.

Je vais vous présenter ici la démarche qui aboutit à la mise en place d’un cadre d’analyse basé sur la relativité. C’est un cadre qui permet de prendre des décisions rigoureuses de trading et qui aide à mettre définitivement de côté ce qui fait peur à tous les investisseurs : les émotions. Les émotions vous font vendre quand le marché est bas et vous font acheter quand le marché est haut. Or vendre à des points bas ou acheter les hauts de marché est peu attrayant – et peu rentable. Il est donc très important de supprimer les émotions.

C’est justement ce que permet le cadre d’analyse basé sur les bandes de Bollinger.

Le plus simple outil d’analyse technique, c’est un graphique en ligne. C’est le moyen le plus simple de représenter la structure des prix sur le marché. Il s’agit simplement d’une ligne qui rejoint les cours de chaque clôture. La fréquence de temps utilisée est variable et peut s’afficher en 5min, 10min, 60min, 1 jour, 1 semaine, ou 1 mois.

Un graphique en bar charts permet de mieux analyser l’évolution du cours d’une action. Si l’on compare un graphique en ligne et un graphique en barcharts, on constate qu’un bar-charts fournit non seulement la clôture, mais  aussi le range de variation de chaque période. En plus, on trouve à gauche de chaque barre le cours d’ouverture de la période, qui représente le premier prix coté, et à droite, un tiret de cotation, qui représente le cours de clôture. Avec un graphique en bar-charts, on obtient donc une représentation beaucoup plus exacte que celle des graphiques en ligne. Le technicien possède en fait peu d’informations. Si pour une période donnée, on a des paramètres très précis comme l’ouverture, le plus haut, le plus bas, la clôture et le volume, on peut, dans certains environnements, obtenir des informations complémentaires pour diagnostiquer les bas de tendance. C’est pour cette raison que le bar-chart n’est pas vraiment la meilleure représentation des prix. La meilleure représentation des cours s’obtient en utilisant les bougies japonaises, qui ont été développées au Japon au XVIe siècle.
Dans les bougies japonaise, la partie la plus volumineuse de la barre s’appelle le corps de la bougie. Elle définit l’écart entre le cours d’ouverture et le cours de clôture. La couleur du corps est unie (noire) quand la clôture est en-dessous de l’ouverture. Le corps est vide (blanc) quand la clôture est au-dessus de l’ouverture. De cette façon, les bougies marquent les différences entre l’ouverture et la clôture.

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Autre sujet sur les bandes de Bollinger

Le parabolique SAR

Le Parabolique SAR (Parabolic SAR, en anglais) a été créé par Welles Wilder, l’un des plus grands contributeurs à l’analyse technique des marchés boursiers, à qui l’on doit entre autres la création du RSI ou de l’ADX. C’est dans son ouvrage New Concepts in Technical Trading Systems, publié en 1978, et qui fit la réputation de son auteur, que l’on trouve le descriptif de cet indicateur présenté par l’auteur comme un véritable système de trading sous la dénomination « Parabolic System ». Nous reprendrons dans cet article la présentation originelle de cet outil technique pour ensuite présenter l’utilisation actuelle qui en est faite dans la communauté des traders de marché et faire la synthèse de ce qu’il faut retenir dans le cadre d’une approche d’investissement ou d’une méthode de trading.

Calcul du parabolique SAR :

Le calcul du parabolic SAR est assez complexe (voir encadré). L’idéal dans la pratique est de disposer d’un logiciel d’analyse technique, car ils permettent dans leur grande majorité d’afficher le parabolique SAR d’une valeur, d’un indice ou de tout autre série. Le parabolique SAR est représenté par une ligne en pointillé appelée ligne SAR (graphique 1). Cette ligne SAR, que l’on aperçoit en dessous des cours ou au-dessus, selon l’orientation de la tendance des prix, est calculée en prenant en compte l’évolution des cours et leur accélération dans le temps. Pour appréhender comment se comporte la ligne SAR, retenez que lorsque les prix entament une nouvelle tendance, passé un certain temps, plus les prix progressent fortement dans la tendance engagée (ou baissent rapidement) et plus la ligne SAR se rapproche des prix.

Application originelle :
L’application du parabolique SAR comme système de trading consiste à acheter un titre quand les cours clôturent au-dessus de la ligne SAR (ligne représentée en pointillé) et à vendre le titre quand les prix clôturent en dessous de la ligne SAR (graphique 1). L’opérateur qui applique ce principe est toujours en position sur la valeur (soit acheteur, soit vendeur) puisque chaque signal clôture la position précédente et ouvre une nouvelle position de sens inverse (d’où le terme « Stop And Reverse »).

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Le VWAP

Définition 
Le VWAP est l’abréviation des termes anglais Volume-Weighted Average Price soit Prix Moyen Pondéré par le Volume, en français.
Il s’agit de la moyenne des prix d’une action ou d’un contrat à terme (Future) échangé pendant une période considérée, souvent la séance du jour. Son calcul est obtenu en multipliant chaque transaction de la séance par le volume correspondant. Le total obtenu est ensuite divisé par le volume total du jour (voir encadré).
L’idée sous-jacente de ce calcul est d’obtenir un prix moyen du jour qui dépend des volumes traités en accordant un poid plus important aux cours sur lesquels ont porté d’importantes transactions. Le VWAP est un indicateur strictement intraday qui est réinitialisé à chaque début de session. Son utilité pour les day-traders est indiscutable comme nous le verrons plus loin même s’il est pourtant méconnu ou mal utilisé. À l’opposé des petits investisseurs actifs, le VWAP est utilisé par les institutionnels pour évaluer la qualité de l’exécution d’un ordre de Bourse. En effet, l’ordre au VWAP est souvent utilisé comme un ordre stratégique par les investisseurs qui cherchent à être aussi passifs que possible dans leur exécution de manière à ne pas influencer le marché. De nombreux fonds de pension ou encore les mutual funds entrent dans cette catégorie. On fait parfois valoir que cette exécution permet de réduire les frais de transactions en réduisant au minimum l’impact sur les marchés. L’ordre au VWAP est souvent scindé en deux parties pour les ordres de très grosse taille. Il est courant de fragmenter ses interventions en passant par exemple un ordre le matin et un ordre l’après-midi permettant ainsi d’acquérir ou de décharger une quantité globale importante à un prix moyen de marché.

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Le momentum

La gravité régit notre monde physique mais pas celui des actions

Avez-vous déjà contemplé des graphiques d’actions qui ressemblaient à de grandes paraboles ? Le genre de graphique où l’on se dit : « Et si j’avais acheté ici, j’aurais gagné tant d’argent, et si j’avais eu ces trois titres explosifs dans mon portefeuille j’aurais pris une retraite anticipée, et si….et si… »

Le gros problème, c’est qu’il est complètement contre-intuitif d’acheter un titre qui s’est déjà apprécié de par exemple +100% en 5 mois. En effet, notre nature humaine nous pousse à penser «équilibre». On imagine que tout excès doit être corrigé pour revenir à une situation d’équilibre. C’est comme cela que le monde physique de la vie fonctionne.

Une action n’a rien de physique. Pas plus qu’un compte bancaire d’ailleurs. Un homme peut devenir riche sans limite en nombre de 0 sur la somme affichée sur son compte. La chose est aussi vraie pour une dette, regardez les États-Unis. Par contre, ce même homme a de très fortes probabilités de ne jamais mesurer plus de 2,58 mètres ou moins de 75 cm à l’âge adulte.

En Bourse, tout est régi par le non palpable et le non-physique, nous évoluons dans le domaine des chiffres où tout est possible. Alors certes, si une majorité d’actions ne défie pas la gravité, une minorité s’en charge chaque trimestre. On parle de distribution Mandelbrotienne des cours de Bourse (aussi appelée loi statistique non-normale ou non-Gaussienne).

Sur le graphique 1, on peut voir en couleur une courbe de distribution statistique qui suit une loi normale. Une loi non-normale possède des queues épaisses, les fameuses « Fat tails » qui constituent le gagne-pain des traders de tendance sur momentum. Les autres traders se limitent à de petits gains réguliers sur leur compte. Le problème de cette 2ème approche est qu’elle ne favorise pas les accidents positifs alors que les accidents négatifs inattendus sont inévitables.

Un trader qui spécule sur le momentum se concentrera sur les titres qui évoluent dans les fat tails de la distribution Mandelbrotienne des cours de Bourse. Ces actions enregistrent des décalages de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de pourcents sur ..

 

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La Force Relative

Précisions terminologiques :
Il peut y avoir confusion entre des termes pouvant signifier a priori la même chose. L’erreur la plus courante est de confondre la Force Relative avec « la Performance Relative » et « L’indice de Force Relative ». Voici ce qui les distingue :
Performance Relative :
La Performance Relative est une forme particulière de Force Relative. La performance relative exprime la différence entre la performance de deux actifs à partir d’une date donnée. Pour calculer la Performance Relative d’un actif A par rapport à un actif B, entre t0 et t1, il faut commencer par calculer la performance de A (Pa) et celle de
B (Pb) entre t0 et t1. La Performance Relative est déterminée en faisant la soustraction entre les deux performances « P(a)-P(b) ». Ainsi, si en t1 la valeur A a progressé de 20% depuis t0 et que la valeur B n’a progressé que de 10%, la Performance Relative sera
de 10 points. Le concept de la Performance Relative est donc très proche de celui de la Force Relative, l’évolution des deux indicateurs est presque identique, des différences pouvant cependant apparaître dans leur amplitude.
On utilisera d’avantage la Performance Relative pour comparer deux actifs à partir d’une date informative ou influente (1er janvier de l’année, date correspondant à un sommet ou à un creux majeur, etc.). À l’inverse dans le cas de la Force Relative, la date de départ n’a aucune importance, seule compte son orientation.
Indice de Force Relative : il s’agit de la traduction en français du terme « Relative Strenght Index » encore appelé RSI.
Il s’agit d’un indicateur technique de surachat/survente. Il se calcule uniquement à partir des données boursières d’un titre en utilisant les plus hauts, les plus bas et les cours de clôture.
Il ne fait aucunement référence à une autre série et n’a donc aucun rapport avec la Force Relative ou la Performance Relative.

Principe, construction et interprétation :
Principe :
La Force Relative est un indicateur simple à interpréter puisqu’il permet de comparer l’évolution d’un actif par rapport à un autre actif. Il offre ainsi à l’investisseur la possibilité, par exemple, de comparer l’évolution d’une action par rapport à son secteur (ex : Renault par rapport au secteur automobile européen). Il peut aussi s’agir de comparer un secteur par rapport à un indice général (ex : le secteur pétrolier par rapport à l’indice CAC 40), mais aussi une valeur par rapport à une autre valeur (ex : Air France-KLM par rapport à Lufthansa)
Contrairement à bon nombre d’indicateurs, la notion de Force Relative est un concept qui répond à un besoin récurrent dans l’univers de l’investissement boursier : comparer l’évolution d’une valeur par rapport à un indice ou à une autre action.

 

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Le CCI : le Commodity Channel Index

Développé par Donald R. Lambert, mathématicien et statisticien de formation, le CCI (Commodity Channel Index) fut à l’origine créé pour identifier les points de retournement cycliques sur les marchés de matières premières. Son application reposait donc sur l’idée que les marchés évoluent avec des cycles, à savoir que les durées qui séparent les hauts et les bas majeurs de marché sont sensiblement similaires. Pourtant, 25 ans après sa création, l’utilisation du CCI s’est éloignée des principes d’origine et s’est généralisée à l’ensemble des marchés boursiers (actions, indices…). Les
opérateurs de marché appliquent maintenant majoritairement le CCI pour fixer des niveaux de surachat et de survente et détecter des divergences avec les cours. Ce sont ces applications que nous allons étudier dans le détail après avoir expliqué le mode de calcul de cet indicateur.

Comment calculer le CCI ? 
Le calcul du CCI est calculé à partir du cours le plus haut, du plus bas et du cours de clôture pour chaque jour de la période considérée.
Les quatre étapes pour le calcul du CCI sont les suivan- tes:
1. Calculez le prix typique à partir du plus haut, du plus bas et de la clôture : PT = (H + B + C)/3
2. Calculez une moyenne mobile simple à n périodes du prix typique : MMPTn=(PTl + TP2 + … + TPn)/n
3. Calculez l’écart moyen des n derniers prix typiques : EM=(|PT1 – MMPTll + … + |PTn-MMPTn|)/n
4. Appliquez la formule suivante pour obtenir le CCI : CCIt=(PTt-MMPTl)/(0.015 x EM)

Vous pouvez retrouver le calcul du CCI à partir d’une feuille Excel dans le tableau ci-dessous.

L’utilisation du CCI prônée par Donald R. Lambert 
C’est la saisonnalité des marchés de matières premières qui incita Donald R. Lambert à développer cet outil pour détecter les points de retournement des mouvements cycliques. Il recommande de déterminer la durée du cycle du marché étudié avant d’appliquer son indicateur. N’oublions pas qu’il s’agit d’un postulat et que le cadre d’application du CCI pour Donald R. Lambert concerne les marchés de matières premières, plus sujets à des mouvements de saisonnalité que d’autres actifs. Le cycle d’un marché étant défini par l’opérateur, car c’est à lui qu’incombe cette tache, l’auteur recommande d’utiliser un CCI d’une valeur égale à 1/3 de ce cycle complet (du plus bas au plus bas ou du plus haut au plus haut). Si un opérateur qui traite le soja observe un cycle de marché de 60 jours, alors l’auteur du CCI recommande de prendre pour son analyse un CCI à 20 jours.

 

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Les indicateurs de Tom DeMark

Rares sont les légendes humaines du marché financier. Plus rares sont données les occasions de les côtoyer.
J’ai eu l’opportunité de rencontrer Tom DeMark à plusieurs reprises, à Londres ou à Paris. A chaque fois, les commentaires de Tom me furent d’une grande aide dans la compréhension du fonctionnement des forces internes au marché. Cet éclairage unique crée la valeur des indicateurs DeMark™. En charge de l’analyse technique à Société Générale Asset Management et utilisant depuis de nombreuses années les indicateurs conçus par Tom, je pense que ceux-ci sont parmi les plus robustes, les plus innovants et les plus puissants indicateurs de market timing. Pour paraphraser John H. Burbank III, gérant de hedge fund américain, les indicateurs DeMark™ sont en quelque sorte la Pierre de Rosette du market timing, composante essentielle à toute activité de trading. Fruits d’une trentaine d’années d’expé- rience, les indicateurs DeMark™ forment une méthode visant à identifier, objectivement et mécaniquement, des zones de probable inversion de tendance à plus ou moins haut risque. Les indicateurs sont applicables à tous les marchés et quelle que soit la fréquence de la donnée (de une minute à un an).
Dans cet article, j’aborde essentiellement les bases du premier indicateur, chronologiquement parlant et restant au cœur de la méthode, appelé TD Sequential™.
Alors que la majorité des opérateurs de marché suit la tendance (trend followers), l’adage boursier énonce que la tendance est notre amie (« trend is your friend »). J’ajouterais : « (La tendance est notre amie)… jusqu’à ce qu’elle s’inverse » (« until it bends ») !
À contre-tendance, contre-intuitivement aussi,TDSequential™tented’isoler des zones de prix, au cours d’une tendance, afin d’anticiper les creux ou les sommets du marché, quand les prix sont survendus (bottom) ou surachetés (top) et lorsque le sentiment de marché atteint un degré extrême.
En ce sens, indépendamment de l’arsenal classique dont dispose l’analyse technique, TD Sequential™ est utile pour anticiper les inversions de tendance. Certains gérants fonda- mentaux consultent également cet outil pour prendre leurs profits.

 

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Le Kagi Line

Tout opérateur a été confronté, à ses débuts, au problème du choix d’une représentation graphique des cours.

L’analyste se contente des représentations traditionnelles, en lignes, en bar charts ou en chandeliers japonais, d’une part parce que leur lecture est aisée, d’autre part parce qu’elles sont souvent utilisées par la presse et la littérature spécialisée.
Pourtant, d’autres représentations plus sophistiquées existent et méritent amplement qu’on s’y intéresse; il s’agit des graphiques dits de tendance parmi lesquels figurent les graphiques en Kagi, qui offrent, par rapport aux graphiques de prix, un éclairage différent sur l’évolution des cours et permettent dans ce cas précis une prévision rationnelle des tendances futures.

Des graphiques de tendance, en général… 

Dans la classification traditionnelle des représentations des cours de Bourse, on peut distinguer deux types de graphiques : les graphiques de prix et les graphiques de tendance.
Les premiers sont les plus utilisés. Il s’agit notamment des cours en ligne, en bar charts ou en chandeliers. Ils informent l’opérateur des niveaux essentiels de la journée : l’ouverture, le plus haut, le plus bas, et la clôture. En découle une série d’analyses sur les niveaux clés de la journée de cotation et sur l’évolution des prix à court terme : action des prix dans la journée par comparaison du cours de clôture avec le cours d’ouverture, importance du range de la journée par différence entre le plus haut et le plus bas du jour, niveau de la clôture par rapport au précédent, présence de gaps, etc.. On se fonde d’ailleurs sur ces mêmes informations pour calculer de nombreux indicateurs techniques.
Les graphiques de tendance, plus sophistiqués, s’attachent à isoler l’orientation des cours.

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Le %R de Williams

Dans le contexte boursier particulièrement erratique que nous traversons actuellement, les investisseurs à long terme ne s’inquiètent pas outre mesure. Ils ont acheté des actions de qualité, les conservent et savent très bien que les accès de faiblesse des marchés sont monnaie courante; ils laissent, à terme, la place à de nouvelles embellies. Les investisseurs actifs, eux, essaient d’acheter et de vendre en choisissant le moment adéquat. Cet exercice, appelé « market timing », particulièrement périlleux dans le contexte actuel, nécessite des outils adaptés. L’un d’entre eux est le « Williams %R ».
Cet indicateur créé par Larry Williams, s’utilise pour le court terme et doit être employé en complément avec d’autres outils techniques.

Les outils graphiques sont indispensables pour pratiquer le market timing.

Les investisseurs actifs le savent bien: il est très important de choisir les outils en fonction de la situation du marché. L’indicateur dénommé « %R de Williams » fait partie des outils qui donnent de nombreux signaux à la capacité prédictive relativement courte. Il fournit donc à l’investisseur des signaux exploitables uniquement à court et à très court termes. Larry Williams, son inventeur, a cherché à mesurer la relation entre les cours de clôture et la fourchette de fluctuation des cours pendant une période déterminée. La période appropriée conseillée par L. Williams est de 14 jours, tout comme pour le RSI (Relative strenght Index), un indicateur encore plus populaire, que nous utilisons régulièrement et dont la lecture est en réalité fort similaire à celle du %R de Williams. La formule mathématique de ce dernier indicateur est la suivante:
%R = -100 x ((Hn-C)/(Hn-Bn)), avec C qui est le cours de clôture, Hn le plus haut de la période considérée et Bn le plus bas de la période considérée.
Inutile de préciser que le calcul de l’indicateur et son tracé sur le graphe cartésien (le temps en abscisse, comme toujours) sont des opérations très fastidieuses à réaliser manuellement. Ces opérations nécessitent donc un logiciel informatique spécialisé.

Comme le RSI… 

Il n’est pas nécessaire de comprendre la formule mathématique pour pouvoir lire et interpréter correctement la représentation graphique du %R de Williams. Celui-ci se présente sous la forme d’une courbe qui évolue dans 3 zones (comme c’est le cas pour le célèbre RSI): surachat (valeur de l’indicateur comprise entre 0 et -20), neutre (entre -20 et -80) et survente (entre -80 et -100).

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L’indicateur KST

Martin Pring avoue un faible pour son oscillateur KST, pour« Know Sure Thing », sobriquet un peu sarcastique qui dénonce discrètement ceux qui promettent des systèmes de trading miraculeux, censés « marcher » à tous les coups. Martin Pring a développé cet indicateur, construit sur la base de 4 ROC (Rate Of Change) lissés (voir formule pour MetaStock et TradeStation) pour refléter une combinaison de cycles de marché. En effet le ROC, qui mesure la vari ati on (en pourcentage ou en points) entre le dernier cours et le cours à n périodes, ne présente qu’une réalité partielle du mouvement cyclique des cours. Pour l’auteur, la combinaison de 4 ROC qui sert ai calcul KST permet de prendre en compte différents cycles d’ évol uti on d’une même valeur ou indice.

La courbe KST à laquelle une moyenne mobile exponentielle est associée évolue autour de l’axe « 0 ». Son interprétation se fait de la même manière que les autres oscillateurs. On peut par exemple lui appliquer une zone survendue et une zone surachetée. On peut évidemment tracer des lignes de tendance sur la courbe du KST, détecter les doubles ou triples planchers ou plafonds, les croisements avec la moyenne mobile exponentielle (MME), et surtout, les éventuelles divergences avec la courbe de la valeur ou de l’indice étudié. Utilisé seul sur des graphiques en quotidien, le KST peut s’utiliser pour apprécier la direction à court terme des prix et définir des zones de surachat et de survente. Cependant cette approche n’apporte rien de plus par rapport à d’autres oscillateurs de même nature comme la stochastique ou le MACD par exemple. L’utilisation la plus pertinente est l’étude combinée de 3 KST, à court, moyen et long terme sur des graphiques de cours en hebdomadaire ou en mensuel. En effet, au même moment les cours s’inscrivent simultanément dans plusieurs tendances, de la variation la plus courte (quelques minutes) à la tendance la plus longue (plusieurs années). Or ces tendances ont aussi une influence sur les prix.

 

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Le TRIX

Le TRIX est un indicateur technique qui fut développé par Jack Hutson, le fondateur de la revue Stocks & Commodities au début des années 80. C’est un oscillateur qui possède des propriétés permettant d’identifier aisément la direction de la tendance des cours de Bourse. Mathématiquement, il représente la variation, en pourcentage, d’une moyenne mobile exponentielle triple. Le résultat de ce calcul permet d’obtenir un lissage des cours et donc d’éliminer les cycles inférieurs à la du rée de la moyenne mobile choisie. Les diverses approches d’analyse du TRIX permettent d’isoler la tendance principale des cours, de définir des signaux d’achat et de vente en complément du RSI, ou encore de diagnostiquer des divergences avec les cours.

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Les graphiques en Points & Figures

La représentation des prix en points et figures (P&F) est certainement la plus ancienne des méthodes graphiques existantes à ce jour. Ces graphiques ne sont pourtant utilisés aujourd’hui que par une minorité de spécialistes, la plupart des opérateurs s’appuyant essentiellement sur des graphiques en bar chart ou en chandeliers pour étudier le parcours boursier d’un titre. Ce constat s’explique sans doute par l’originalité de la méthode des P&F, qui ne comporte pas d’échelle de temps. Cette particularité, qui peut sembler déroutante pour un non-initié, a le grand avantage de faciliter l’analyse de l’évolution des cours de Bourse, de mettre en évidence les tendances des cours et de former des configurations spécifiques qui permettent de générer des signaux d’achat et de vente.

Présentation 

Les graphiques en points et figures consistent à représenter l’évolution des cours de Bourse par une succession de colonnes de croix (X) et de ronds (O). Chaque progression des prix (définie librement par l’analyste) est marquée par l’apparition d’une croix. À l’inverse chaque baisse des cours est notée par un rond. La particularité des graphiques en P&F est de mettre en évidence les tendances haussières et baissières des cours, sans prendre en considération le facteur temps (il n’y a pas d’échelle de temps sur l’axe des abscisses). C’est pour cette raison qu’on classe les graphiques en P&F dans la famille des graphiques dits de tendance, dans laquelle on retrouve notamment les graphiques en kagi line et en Renko.
Dans une tendance à la hausse qui se poursuit, on voit apparaître une superposition verticale de croix jusqu’à ce que la tendance se retourne à la baisse, faisant alors apparaître une succession verticale de ronds symbolisant la baisse des cours. La construction d’un graphique en P&F fait ainsi apparaître en alternance des colonnes, formées par des ronds et des croix. Cette caractéristique graphique particulière, qui peut s’appliquer aussi bien aux actions, aux contrats à terme, qu’aux indices boursiers, a l’originalité de présenter les cours comme une succession de tendances et non comme une simple succession de cours. C’est là un avantage certain par rapport aux graphiques plus traditionnels comme les graphiques en bar charts ou en chandeliers. Mais les utilisateurs des graphiques en P&F y trouvent d’autres avantages, comme une meilleure reconnaissance du niveau des supports et des résistances ou encore une visualisation plus aisée des mouvements de prix sur le long terme. Mais ce qui est unique dans l’analyse des P&F, c’est la mise en lumière de formations-types qui permettent de définir de véritables règles de trading.

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