entretien avec Maxime Dupont

ACTION FUTURE 25 – L’UNIVERS DE LA GESTION PROFESSIONNELLE

Ingénieur de formation, Maxime Dupont dirige avec Bertrand Savatier la société Quantam qui gère un des rares FCIMT, ces hedge funds à la française dont le but est la recherche de la performance absolue quels que soient les conditions et le sens des marchés, en intervenant sur les marchés de futures…

Au travers un système de trading développé par leur soin, leurs ordinateurs traquent des inefficiences de marché résultant du comportement des opérateurs… Une approche systématique à haute fréquence rendue possible par le développement des marchés éléctroniques…

AF : Pourriez-vous nous expliquer quel a été votre parcours ?
Maxime Dupont : Après un début de carrière dans les salles de marché de la Société Générale entre Buenos Aires et Paris, j’ai profité de la vague informatique de la fin des années 90 pour créer en 1999 ma propre société mettant en œuvre des outils informatiques temps réel. Début 2002, j’ai revendu cette société pour me lancer dans un nouveau défi. Avec un associé, nous avons décidé de profiter de la puissance informatique aujourd’hui disponible pour utiliser les derniers résultats de la recherche scientifique et algorithmique dans le domaine de la gestion quantitative sur les marchés financiers. S’appuyant sur une double expérience informatique et bancaire, cette activité permet de maximiser les leviers des techniques financières sur les marchés dérivés par l’utilisation massive de l’informatique grâce à l’électronisation des marchés qui rend possible la gestion à base d’automates.

Qu’est-ce qui vous a fait dire ou laisser supposer au départ que vous pourriez réussir dans ce domaine, sachant que beaucoup de choses ont été faites ?
Beaucoup de choses ont été faites mais l’électronisation des marchés dérivés reste un domaine encore peu exploité. Si aujourd’hui un certain nombre de marchés,
notamment ceux d’indices et de taux sont cotés en électronique, d’autres ne sont toujours pas traitables à haute fréquence à l’aide d’automates, tels que les marchés de matières premières. Notre maîtrise des outils technologiques et financiers nous permet d’innover tout en créant de la valeur.

La problématique ne reposait-elle pas plus sur l’approche que vous pouviez avoir du marché que sur la complexité informatique qui n’est qu’un instrument ?
Maxime Dupont : En réalité il y a eu deux phases. La première, la phase initiale a consisté à optimiser notre idée de trading. En évitant le piège classique de la sur-optimisation – il est toujours possible avec beaucoup de paramètres de trouver des stratégies ayant très bien fonctionné dans le passé sans qu’il y ait pour autant de garanties quant à leur persistance – nous avons choisi la stratégie inverse : espérance de gain faible mais probabilité très importante de persistance dans le temps.

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https://www.action-future.com/index.php/2007/10/12/action-future-25/

By Action Future

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