Perturbations observées depuis le printemps 2021 reflètent un excès de demande qui a pris les entreprises par surprise :
stocks réduits → réponse à la demande désordonnée → tensions multiples : sur le prix des biens, sur le prix du commerce mondial (container), sur l’embouteillage des ports…
hausse de l’inflation en raison de cet excès de demande sur le prix des biens. Une fois cet excès éliminé, la situation convergera vers une trajectoire plus stable
les banques centrales n’ont pas d’intérêt à intervenir trop rapidement et trop fortement
– Persistance de l’inflation et ses conséquences sur des agents économiques très endettés
– La Chine qui fait face à un ajustement à la baisse de son activité via l’immobilier et la fragilité des gouvernements locaux
– Les pays émergents qui ont à faire face à des prix alimentaires élevés
– L’adaptation face au changement climatique va s’accélérer avec l’augmentation des évènements climatiques. La structure de l’activité économique va être bouleversée. La convergence rapide vers le 1.5°C accentuera l’ampleur de ces bouleversements.

Convergence rapide des économies des pays développés vers le niveau d’avant crise, exception avec l’Espagne et le Japon
Forte résilience des marchés du travail, avec l’’emploi désormais au-delà de son niveau d’avant crise en France, au même niveau en zone Euro
Raison principale : prise en charge de la macroéconomie par la politique économique.
– Soit de façon préventive en Europe où la politique économique a mutualisé le choc au moment où il s’est produit. Le risque a été pris en charge par les autorités publiques pour qu’il ne soit pas directement porté par les ménages et les entreprises.
– Soit de façon curative aux USA. Le choc a eu lieu au moment du confinement et les autorités ont ensuite corrigé l’impact et l’ampleur de celui-ci par des mesures de soutien à la demande.


Maintenir nos investissements malgré le nouveau variant de la Covid-19

· L’annonce de l’apparition d’un nouveau variant a provoqué un « sell-off » des actifs risqués. Nous restons investis malgré un nouveau variant de la Covid-19 et une vague d’infections en Europe qui rognent l’appétit pour le risque ; après tout, moins de redémarrage aujourd’hui signifie plus de redémarrage demain.

· Jerome Powell a été confirmé au poste de président de la Réserve fédérale américaine, présageant d’une continuité dans la politique de la banque centrale.

· Les chiffres de l’emploi aux États-Unis éclaireront les investisseurs sur l’état actuel du marché du travail américain. Il s’agit d’un indicateur déterminant pour la Fed qui a déjà atteint son objectif d’inflation.

Un nouveau variant de la Covid-19 a été identifié : hautement contagieux, il pourrait ralentir la croissance, nuire à l’appétit pour le risque et avoir des impacts sectoriels majeurs. Son bilan en termes de vies humaines pourrait être lourd, et il est à prévoir que de nouvelles restrictions soient imposées à l’activité économique. Nous continuons de privilégier les actions à ce stade mais notre position pourrait évoluer en fonction du degré d’efficacité des vaccins et des traitements. Si ces derniers s’avèrent toutefois performants, alors l’apparition de ce nouveau variant ne fera jamais que retarder le redémarrage de l’activité économique. Par conséquent, nous n’envisageons pas de repli durable des marchés actions, car moins de croissance aujourd’hui signifie davantage de croissance demain.

Des taux réels bas

L’annonce d’un nouveau variant contagieux du coronavirus, appelé Omicron, et d’une vague actuelle d’infections en Europe ont réduit l’appétit pour le risque. Les services dépendant de l’activité économique devraient s’en ressentir, mais la situation macroéconomique générale ne paraît toutefois pas préoccupante pour le moment. Jusqu’à présent, les campagnes de vaccination se sont en effet avérées efficaces, quel que soit le variant impliqué. Ce serait donc un changement majeur si Omicron devait remettre en cause de manière significative l’efficacité des vaccins et le redémarrage économique (rien ne le prouve à ce stade). De fait, les restrictions imposées par les autorités devraient être moins sévères et plus ciblées que lors des précédents confinements ; en outre, l’incidence sur l’activité économique de telles limitations s’atténue généralement au fur et à mesure que le monde s’y adapte (veuillez consulter notre moniteur Covid-19 pour connaître les dernières tendances). Et puis il y a un autre facteur, plus important encore : les rendements réels négatifs continuent de soutenir les actions. Les rendements réels avaient certes légèrement augmenté avant l’annonce du nouveau variant mais ils restent proches de leurs plus bas niveaux, comme le montre le graphique ci-dessus. Il faut voir là le résultat d’une réaction plus modérée qu’auparavant à la hausse de l’inflation, que permettent la coordination budgétaire et monétaire massive mise en œuvre pour atténuer le choc pandémique ainsi que les politiques actuelles des banques centrales, plus tolérantes vis-à-vis d’une inflation plus forte. Les rendements réels devraient maintenant commencer à croître, tout en demeurant néanmoins à des niveaux historiquement bas dans un contexte inflationniste. Par conséquent, les valorisations des actions paraissent plus attractives qu’elles ne le seraient autrement, ce qui concurrence de fait les liquidités et les obligations nominales.

By Action Future

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