Déficit public : qui s’endette, s’enrichit !

Article co-écrit par :

Lionel Tangy-Malca – Président Directeur Général

Jean-Claude Mailly – Administrateur

Jean-Martin Cohen-Solal – Administrateur

Steve Ohana – Administrateur

Lionel Melka- Directeur de l’analyse émetteur

 

La politique budgétaire européenne de ces dernières décennies avait pour finalité de permettre aux états de l’Union Européenne d’avoir des dispositions communes de solvabilité afin de crédibiliser l’euro.

Or, pour contenir la crise du Covid-19, les pays développés ont engagé des dépenses massives et enregistré une baisse sans précédent de leurs recettes fiscales. Aux premières dispositions d’urgence prises par les gouvernements, vont succéder désormais des mesures destinées à accroître notre résilience face à de telles pandémies, ainsi que divers plans de relance et d’investissement public visant à reconstruire le tissu économique et social.

Cette crise va ainsi amener, pour plusieurs années, les déficits et endettement publics loin des limites fixées par les traités européens. Ainsi, le déficit prévu pour la zone euro par la Commission européenne pour l’année 2020 s’élève à 8.5% du PIB (0.6% en 2019), et la dette publique à 103% du PIB (86% en 2019).

 

Sur le plan des politiques monétaires, les Banques Centrales ont lancé des programmes exceptionnels d’achat de dette publique sur les marchés. La Banque Centrale Européenne (BCE) prévoit ainsi d’acheter, selon les termes du Pandemic Emergeny Purchase Program (PEPP), 750 milliards d’euros d’actifs de dette (publique et privée) pour soutenir les Etats dans leurs politiques de relance.

 

Faut-t-il s’en inquiéter ?

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